Déclaration de Friedrichshafen

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
Partager sur whatsapp

Une alliance aéromodéliste européenne

Finesse + est depuis sa création fermement engagée dans une démarche de coopération et d’échanges avec les organisations aéromodélistes européennes. 

En effet, face aux menaces qui pèsent sur notre loisir, nous avons toujours pensé qu’une des solutions se trouvait dans une union des aéromodélistes allant au-delà des frontières.

Durant la phase de travail sur la règlementation européenne, nous avons noué des liens étroits avec d’autres organisations afin de protéger nos intérêts face à l’offensive visant à nous cantonner dans des zones restreintes. Adieu la liberté de pratique qui était la règle jusqu’alors, nous avons dû batailler ferme afin de préserver nos droits. Notre action a permis à l’aéromodélisme européen de disposer de définitions officielles, et ainsi bénéficier de dérogations permettant d’assurer son avenir, au moins sur le papier.

Nous constatons qu’au-delà des déclarations de bonnes intentions, les autorités nationales ne prennent pas ou insuffisamment de mesures d’application en rapport avec l’esprit du texte, à savoir assurer la pérennité de notre activité et une transition en douceur vers le nouveau régime règlementaire européen.

Cette absence de volonté est dangereuse. En effet, elle ouvre la voie à un cantonnement de l’aéromodélisme à des zones dédiées, mais surtout à un accès payant à l’espace aérien quand nous voudrons en sortir.

Le vol de pente, une discipline menacée

La discipline la plus menacée par cette dérive est naturellement le vol de pente.

En effet, en fonction des Etats membres, les différences de traitement sont flagrantes. Pour la France, la balise induit une inégalité entre pilotes basée sur l’appartenance à une association. Pour d’autres pays européens, ce sont des accès à l’espace aérien qui sont désormais gérés par des sociétés privées contre redevance.

Notre déclaration commune

C’est en faisant ce constat, qu’avec nos partenaires européens, IG-HangFlug et la DMFV, 1ere organisation aéromodéliste européenne, nous avons décidé de prendre une position commune dénonçant ce que nous considérons comme des dérives et rappeler à nos Etats respectifs leurs obligations envers l’aéromodélisme.

C’est la première fois qu’un tel document, exprimant une position supranationale voit le jour. Nous pouvons donc parler d’un moment historique pour l’aéromodélisme européen.

Retrouvez notre déclaration commune dans les langues suivantes :

En Français

Auf Deutsch

In English

14 commentaires

  • Bravo, c’était nécessaire après que toute “l’agitation” était retombée et où chacun faisait mine de faire comme si rien ne s’était passé; surtout, par exemple pour cette “balise”, ce n’est pas “qu’une toute petite boite insignifiante” comme le laissent à penser beaucoup de modélistes voire de fédération…

    Répondre
  • Bravo pour cette initiative j’espere que cela va aboutir ; Bientot on va payer pour respirer . Notre espace de liberté (pourtant bien petit ) est menacé. Nous embetons personne il me semble donc je ne comprends pas le but?

    Répondre
  • Bravo. C’est en s’unissant ainsi qu’on arrivera à défendre cette belle passion ! Bien joué !

    Répondre
  • Bonjour,
    Il y a me semble t il le même type de discussion avec l AMA côté USA
    Au final faut il toujours immatriculer les planeurs et avoir la formation ALPHA à jours avec la vision européenne?
    J’ai l impression que oui si l on veut être couvert en terme d’assurance.
    Pas toujours penser au pire mais bon cela peut arriver petits ou gros pépins

    Répondre
  • Je souscris à 100% à cette déclaration.

    Les lois drones, qu’elles soient française ou EASA ne doivent pas s’appliquer aux aéromodèles.

    Merci et bravo à Finesse +

    Je demande aux fédérations nationales d’aéromodélismes d’adhérer à ce texte et à cette action.

    Répondre
  • Bonjour à tous.
    Merci pour cette alerte. Pour le moment je suis encore FFAM , malgré la trahison de la balise (que nous n’avons pas vu arriver), dans un club brestois car il est sympa. Mais la coupe est déjà bien pleine! Donc comment faire? De mon point de vue les dirigeants de la FFAM oublient peut être leur raison d’être, c’est à dire fédérer et protéger les intérêts de la masse des adhérents qu’ils représentent et porter «leurs voix » là où il faut , quand il le faut.
    Je suis moi même presidents de deux associations ( modelisme et plaisance nautique ) , plus modestes certes, et je sais ce que ce travail bénévole demande comme investissements pour servir une majorité de personnes qui ne pensent qu’à eux dans la plupart des cas. Mais les choses sont ainsi quand on fait du bénévolat on entre dans une démarche volontaire.
    Bref, pour ma part je m’efforce de conduire 3 AG par an au minimum et j’informe systématiquement , par mail, tous mes adhérents (>200 )des décisions prises par le C A et des actions hebdomadaires entreprises par le Bureau.
    Je ne vois pas ce genre d’info redescendre de la FFAM , sauf de temps en temps via le club , et les quelques CR que j’ai pu parcourir ( en allant les chercher) étaient d’une pauvreté à pleurer.
    Que devrions nous faire dans le cas présent pour anticiper la situation?
    J’ai des idées mais je laisse la question ouverte pour initier une discussion qui aboutira je l’espère sur une initiative de masse.
    Merci encore aux organisateurs de finesse+
    Éric.

    Répondre
    • Ma vision de la situation est la suivante.
      Depuis pratiquement 15 ans, la FFAM a oublié que si elle a vu le jour c’est grâce à ces racines que sont les clubs petits et grands. Devant cette ignorance des clubs, la FFAM semble devenir un arbre qui, peu à peu, a de moins en moins de racines et de radicelles actives lui permettant de capter la sève.
      Pour survivre, elle semble être contrainte à faire du lobbying auprès de certaines instances. Le signalement électronique est le résultat de ce lobbying. C’est pourquoi l’emport d’un dispositif de signalement électronique ne dépend pas du type d’aéronef, mais de l’utilisation qui en est faite. (IL EST ÉVIDENT QUE SEULS LES VOLS HORS VU DIRECTE DU TÉLÉPILOTE POSENT PROBLÈME.)
      Avec cette logique une association dûment déclarée, qui quitte la FFAM et qui reste sur le même terrain, est contrainte d’équiper les aéromodèles d’un dispositif de signalement électronique. C’est tout simplement de la discrimination des associations non affiliées, qui initialement ont fait naître la FFAM. Pour l’arbre FFAM, c’est la façon qui a été retenue pour éviter de perdre les racines et les radicelles. La moralité de l’instance concernée en prend un coup.
      (Pour les quelques clubs FFAM obligés d’embarquer le dispositif de signalement électronique, fourni par la FFAM, on est purement et simplement dans de la mise en scène. )

      Répondre
      • Bonjour Michel,
        L’affiliation à une fédération et le fait de bénéficier d’une localisation d’activité publiée à l’AIP sont deux choses différentes. Donc, une association qui quitterait la FFAM pour s’affilier à une fédération multisport reconnaissant l’aéromodélisme conserverait à la fois son AIP et sa capacité de voler sans balise.

        Répondre
  • quitte à répéter, excellente initiative
    mais il faut admettre que nos libertés s’amenuisent de plus en plus rapidement et de jours en jours-c’est dramatique quant on en arrive à cloisonner un loisir qui ne dérange personne

    Répondre
  • Bonsoir,
    Cloisonner notre activité au profit d’activité commerciale qui seraient beaucoup plus rémunératrice s pour l’état
    Merci à vous.
    Bien cordialement
    Alain modéliste comme beaucoup et adepte du VdP en liberté

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Autres articles à lire

Le vol dos

Voler sur le dos affute le ressenti. L’assiette du planeur est moins évidente à visualiser que sur le ventre et le pilote doit aussi créer de nouveaux automatismes. Le sens des manches de profondeur et de direction s’inverse :  il faut pousser sur le manche de profondeur pour cabrer (avec le pouce sous le manche), orienter la dérive vers l’extérieur du virage, l’usage des ailerons ne change pas.

Réglages des crocos

Les aérofreins crocodiles permettent de simultanément ralentir le planeur et augmenter  son taux de chute pour raccourcir la prise de terrain d’un atterrissage précis, mais

Le différentiel d’ailerons

Le réglage de différentiel est effectué en trois  manœuvres test dans une aérologie neutre et peu de vent, planeur correctement centré, trimé à la bonne vitesse et sans autre mixage impliquant la dérive ou la profondeur avec les ailerons. 

La spirale

La spirale est une suite de virages à 360° dont le rayon varie suivant les mouvemente horizontaux et verticaux de la masse d’air. Le but est de monter le plus vite possible, il faudra donc voler dans la partie la plus favorable du thermique et à vitesse de chute modérée. Dans le meilleur des cas la spirale est directement centrée dans le thermique, mais son noyau bouge et le planeur ne dessine jamais un cercle parfait tant il est rare de monter sans devoir la recentrer.