Description / Réalisation
Une prise de vitesse est nĂ©cessaire pour emmagasiner l’Ă©nergie nĂ©cessaire Ă la figure.
   (1) Pallier d’entrĂ©e de figure parallèles au seuil de pente ,
   (2) Le pilote tire sèchement sur le manche de profondeur pour cabrer le planeur par un quart de boucle serrĂ©e. Ce n’est pas la rondeur de la trajectoire et la progressivitĂ© de l’action qui sont recherchĂ©es, mais l’arrivĂ©e rapide en position verticale manche au neutre.
   (3) Pendant la montĂ©e en chandelle sous un angle de 80 Ă 90° la vitesse verticale chute rapidement. Ce n’est qu’en fin de trajectoire ascendante, lorsque la vitesse a chutĂ©, que le planeur dĂ©rive le plus et devient difficile Ă contrĂ´ler car il a tendance Ă vouloir passer sur le dos avec une sensation de « mou » Ă la profondeur.
   (4) Le pilote doit choisir le bon moment avec un coup de manche de direction autoritaire pour « botter » le planeur juste avant qu’il s’arrĂŞte. C’est du choix de ce moment que dĂ©pends la rĂ©ussite de la figure. En bottant cĂ´tĂ© brise le renversement est favorisĂ© dans un bloc d’air qui dĂ©rive et le planeur pivote autour de son saumon (« saumon cloué »). L’amplitude de la figure dĂ©pends de l’Ă©nergie emmagasinĂ©e dans la portance de la pente. Plus la montĂ©e est verticale plus le mouvement est beau, mais la prĂ©cision de la bascule est plus difficile Ă 90° que Ă 80°.
   (5) La descente en piquĂ© est parallèle Ă la montĂ©e en chandelle et se confond mĂŞme avec elle quand le bloc d’air dĂ©rive beaucoup.
   (6) Elle est suivie d’une mise Ă l’horizontale en tirant sur la profondeur (quart de boucle serrĂ©e) pour un pallier de sortie en direction opposĂ©e et Ă la mĂŞme altitude (7).
Erreurs les plus fréquentes
-  Au début, le pilote a tendance à botter trop tôt alors que le planeur a encore trop de vitesse, ce qui donne un virage à plat sur le plan vertical et sans intérêt.
- BottĂ© trop tard sans vitesse c’est la « gamelle », le planeur devenu momentanĂ©ment incontrĂ´lable perd beaucoup d’altitude.
- Mouvement de roulis au moment de la bascule.
- Angle insuffisant si le planeur monte à moins de 80°.
- La descente n’est pas au mĂŞme angle que la montĂ©e, souvent Ă un angle infĂ©rieur avec un planeur centrĂ© trop avant.
Facteurs favorables
- Un volet de dérive de grande taille et avec un débattement important.
- Un centrage avant favorise la bascule mais décale le piqué.
Le renversement est facilitĂ© cĂ´tĂ© vent : pour monter verticalement dans un bloc d’air d’air qui dĂ©rive le planeur a une trajectoire rĂ©elle (par rapport Ă l’air) inclinĂ©e et l’angle de rotation est infĂ©rieur Ă 180° . Le renversement cĂ´tĂ© pente est quasi impossible car la rotation est alors très supĂ©rieure Ă 180°.
Observations
- Par vent travers-pente le renversement est plus spectaculaire en rebondissant face Ă la composante vent de face. De l’autre cĂ´tĂ© la ressource est moins marquĂ©e.
- L’usage des des volets dynamiques ou du snap-flaps permettent de mieux serrer la ressource et la remise Ă plat (2 et 6).
- Avec un centrage neutre la chandelle et le piqué (3 et 5) se font sans toucher à la profondeur. La ressource et la remise à plat (2 et 6) sont plus marquées.
- Trop de dièdre peut avoir a un effet de roulis induit au moment de la bascule qu’il faut alors contrĂ´ler aux ailerons.
- Un petit coup sec de manche d’ailerons conjuguĂ© au grand coup de dĂ©rive et dans le mĂŞme sens peut aider Ă faire pivoter le planeur (dans la turbulence quand le ressenti est mauvais).
- Le renversement Ă angle rĂ©duit de 60° est une variante pour passer un renversement avec moins de perte d’Ă©nergie lorsque la portance de la pente est trop faible . La figure est moins spectaculaire.



