2.8 Le vol itinérant

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
Partager sur whatsapp

La moyenne montagne offre une grande diversité de sites sur toutes les orientations et notamment cet Itinéraire de 3 km en suivant le chemin de crête au-dessus d’un versant orientée sud à sud/ouest sur une immense pâture à moutons sans barrière à 1300 m d’altitude avec un dénivelé moyen de 300 m. On peut vacher dans la pente sur des genêts  comme au sommet sur des près…partout !

Les parcours ne manquent pas pour transiter de bulle en bulle sur les chemins de crête et en bordure de plateaux. On peut exploiter une grande diversité d’aérologies, multiplier les prises d’ascendance à bonne distance dans un espace élargi et sous le bon angle. Le vol thermique prend alors une autre dimension dans des paysages grandioses ou le pilote éprouve des sensations qui ne se rencontrent pas lors d’un vol sédentaire sécurisé.

Il faut parfois s’éloigner à la limite du visuel mais toujours songer aux possibilités de replis pour ne pas se mettre difficulté ; il est prudent d’avoir reconnu pièges du sentier et zones vachables : un bon planeur est un planeur entier. 

La motorisation ”remonte-trou” permet un vol détendu sur les parcours où les transitions entre 2 zones posables peuvent être longues.

Le vol peut durer 2 heures avec une ou plusieurs pauses : toujours prévoir une bonne autonomie, un accu de rechange.

Quelques aides sont bienvenus pour pratique ce vol de détetente intégrale :

Le moteur

Entorse à l’éthique pour les purs, ils s’en passent volontiers sur les sites vachables car l’incertitude de remonter et  savoir que rien n’est gagné d’avance  pimente le vol.

J’avoue m’en servir sous la contrainte quand mon pilotage a atteint sa limite. Il me permet ainsi de voler plus bas, de descendre au trou sereinement sur des pentes ou il est impossible de poser en bas sans casse et de voler plus souvent et en toute condition.

Son utilisation est raisonnée : au dernier moment et avec parcimonie après avoir manqué l’ascenseur et plutôt pour diriger le planeur vers une zone porteuse, c’est plus satisfaisant de remonter ensuite en spirale moteur coupé.

Pouvoir recourir au moteur sur des séquence courtes (moins de 10 secondes) pour sortir le planeur  du trou facilite la prise de risque et permet d’explorer des situations de vol inexploitables avec un planeur pur : c’est appréciable pour la découverte du vol thermique de relief ; une puissance de 150 à 200 W au kilo, 4 m/s de taux de montée et une autonomie de 3mn suffisent largement.

Sur les prises de terrain compliquées il peut être utile pour ajuster une approche trop basse.

L’alti-vario inhibe-t-il le ressenti  ?

Pas tout à fait, c’est essentiellement un complément utile dont il ne faut pas abuser. Il peut aider à centrer la bulle à distance lorsque l’appréciation du vol est aléatoire ou  loin au fond du trou dans une portance indécise. Je l’utilise alors seulement quand il m’est indispensable pour améliorer ou simplement confirmer le ressenti : il suffit d’appuyer sur un inter pour le consulter ou le couper.

L’ami copilote peut partager les manches,  guider une remontée du trou et alors que le pilote ne peut quitter son planeur des yeux il pourra déceler le rapace qui spirale hors de sont champ de vision, assister à la demande un atterrissage au trou par des mots simples et si nécessaire aux  jumelles.

Descendu en bas chercher le planeur vaché il guidera votre recherche avec son portable et quand vous aurez coupé la réception Il éteindra l’émetteur à votre signal.

…Et dans un petit sac à dos : jumelles,  gourde , vêtements de travail pour traverser les broussaille et passer sous les barbelés.

Le supra standard peut évoluer sur un rayon confortable de 300 m , c’est le planeur type pour le cross à condition d’avoir repéré des atteros propre , son stab est trop exposé pour poser dans les genêts .

Ce superbe parcours de crête permet de voler d’un versant à l’autre le long d’un parcours confortable de 2 km .

2 commentaires

  • Grand merci pour cette première approche. A préciser que nous devons malheureusement identifier les zone “autorisées”. On est intéressés par les différentes solutions de transport des machines: toutes montées, en bandoulière, en sac à dos etc… Une analyse des différentes solutions avantages/inconvénients serait intéressante. Bravo à vous pour tout ce travail qui montre bien que aéromodélisme est autre chose qu’un jeu de “grands enfants”. Amitiés. Jacques

    Répondre
    • bonjour Jacques,
      En effet le sac est souvent nécessaire pour rejoindre une pente, c’est un sujet intéressant, je vais te photographier mon vieux sac à dos bricolé et les sangles sous le toit de la voiture, si qq’un veut publier des photos toutes les idées sont bonnes, on peut les mettre en ligne !
      Cependant en vol itinérant je me débrouille pour garer près du décollage pour éviter de transporter des accessoires encombrant pour la suite du cross.
      André

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Autres articles à lire

Voltige de pente (6/6)

Les conditions variables du cycle thermique de la pente demandent une adaptation permanente. Le voltigeur prends une décision à chaque figure en dessinant intuitivement ses trajectoires en fonction de la Vz. Son ressenti se construit dans toute les positions et selon toute les orientations.

RES Chapitre 5

La grande actualité du RES en 2021 est le passage devant la FAI afin que la discipline devienne catégorie internationale. Les grands initiateurs sont les Allemands, qui ont proposé leur règlement à l’approbation des instances internationales. Ce règlement est le résultat de plusieurs années de développement de la formule chez eux. Il semble qu’il y aura maintenant quelques saisons où chaque nation pourra proposer des modifications mais qui seront marginales. L’affaire est quasiment pliée.

Meilleurs vœux 2022

Le bureau Finesse + s’associe à moi même pour vous souhaiter ainsi qu’à vos proches une très bonne année 2022.

Le vol dos

Voler sur le dos affute le ressenti. L’assiette du planeur est moins évidente à visualiser que sur le ventre et le pilote doit aussi créer de nouveaux automatismes. Le sens des manches de profondeur et de direction s’inverse :  il faut pousser sur le manche de profondeur pour cabrer (avec le pouce sous le manche), orienter la dérive vers l’extérieur du virage, l’usage des ailerons ne change pas.