Le vol thermique à vue d'un planeur radiocommandé

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Pratiquer le vol à voile habité ou radiocommandé à vue c’est essayer d’imiter les oiseaux.

le style de vol que je pratique en pleine nature consiste à garder le planeur bien en vue à 500 pieds d’altitude au gré des ascendances: voler bas sans satelliser et transiter de thermique en thermique; on peut le pratiquer en plaine aux heures chaudes l’hiver entre 13 et 16h au printemps entre 10h et 17h , et en moyenne montagne l’été de 10h à 19h.

Pas de formule mathématique, de polaires, d’abaques ni de mécanique de vol, ce papier est seulement un condensé d’impressions de vol et de 10 ans d’observation empirique de la pratique du vol de plaine et de montagne en « basse couche »*avec des planeurs légers, du lancer-main de 1m50 au « planeur de durée »* de 4m pilotés à vue sans aucun instrument de guidage ni automatisme : activité écologique par excellence.

Je le dédie à Joseph Thoret*,  “pilote des remous” et au génie de son maître Van-Gogh, « peintre des turbulences ».

Est-ce un hasard si Vincent Van Gogh et Joseph Thoret se sont croisés entre Romanin et St Remy de Provence ?

La suite de l’article (c) tous droits réservés sur notre page dédiée.

Cet article est enrichi constamment par les contributeurs, les mises à jour seront disponibles, en téléchargement sur cette page, dans les semaines à venir.

André Rutten (membre fondateur), le 25 mars 2017 pour FinessePlus

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3 commentaires

  • Superbe texte et belles illustrations d’André Rutten !
    Il y a des régions bénies des dieux pour le vol à voile et les artistes peintres, la Provence fait partie de celles-ci 🙂
    Pour les autres plats pays à météo flageolantes, la conclusion “Pourquoi se passer d’un moteur en vol de plaine ?” peut-être nuancée : la propulsion électrique bien comprise d’un planeur, c’est ce qui permet de multiplier par 10 le nombre de jours de vols agréables dans ces contrées mal nées du point de vue climatique …
    Robert, habitant d’une de ces contrés moins favorables au vol à voile !

    Répondre
  • bonjour Robert,
    c’est vrai que l’ensoleillement est généreux en provence mais cet avantage a son revers : vous avez des prairies pour poser vos planeurs, pour nous c’est la guarrigue et les cailloux !
    sans compter que chez vous les journées d’été sont plus longues !
    cependant trop de soleil c’est pas bon : des principaux paramètres de la masse d’air qui favorisent l’instabilité (pression atmosphérique , hygrométrie , ensoleillement et température) on a tendance à penser que l’ensoleillement est le plus important ; mais pas que : en provence le printemps et l’automne sont trés favorables au vol dans les basses couches, l’été aprés 12h il fait souvent trop chaud et la brise de mer lessive les thermiques alors que les plaines du centre et du nord sont trés propices au vol itinérant ! (la finlande n’est elle pas en été un paradis vélivole)
    Ta nuance est importante et un moteur sera aussi une aide utile qui peut éviter de poser le planeur dans un tas de cailloux.
    Mais la pire raison de motoriser serait pire que ça : sans moteur, la mise en altitude au sandow sur un petit terrain sur-fréquenté entre avions maquette, voltigeurs, hélicoptères, et maintenant envahissement de quadricoptères sera aussi impossible si on concentre toutes les formes de vol sur un mème terrain ; et si la loi n’est pas amendée tintin pour le vol de campagne.
    je retiens ta suggestion de nuancer le contenu du paragraphe 14
    vélivolement,
    andré

    Répondre
  • Bonjour André,
    La question des techniques de la « mise en l’air » est complémentaire de l’exposé de vol à voile dans les basses couches.
    Après avoir bien assimilé tout ce qui est si bien exposé dans l’article, le vélivole RC « moyen » est souvent perplexe devant le paysage réel dans lequel il vole : comment faire le lien entre ce qu’on a bien compris et la réalité du terrain ?
    Savoir faire ce lien de manière sûre et efficace s’obtient grâce à un très grand nombre de vols, d’essais et d’erreurs, afin d’aiguiser l’instinct et les automatismes d’interprétation du paysage.
    Alors la question principale du vélivole RC devient : « être ou ne pas être … souvent en l’air »
    Vol de pente, remorquage, sandow, treuil, lancer-main, moteur électrique ? Ma conviction est que seuls la pente (si elle est proche du domicile) et le moteur électrique permettent d’être très souvent en l’air, quels que soient l’âge, la forme physique, la proximité d’un terrain, la dimension du terrain, le temps disponible. Remorquage, treuil, sandows sont universels pour tous planeurs, mais demandent une certaine mise en œuvre. Le lancer-main demande une bonne forme physique, de l’adresse et un type spécifique de planeur.
    Si les oiseaux capables de vol à voile sont performants et tant admirés et copiés par les vélivoles RC, c’est parce que les oiseaux « s’entraînent » à longueur de journée …. Pour être capables de passer l’essentiel de leur temps en l’air, les oiseaux ont tous un « moteur » intégré. Avoir un moteur intégré dans nos planeurs nous permet de nous rapprocher un peu plus de ce qu’est un oiseau dans son élément. Un paradoxe amusant, non ?
    Une motorisation auxiliaire électrique bien conçue permettra de réaliser un nombre infini d’essais et d’erreurs dans l’interprétation aérologique de notre paysage favori. Et du coup, permettra un accroissement rapide de nos capacités d’interprétation du paysage en termes de vol à voile en basses couches.

    Répondre

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