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Voltige de pente (2/6)

2/ Nos planeurs

Les premiers utilisĂ©s, sur les falaises en 1988 et sur les pentes de la Hague en 1993, n’avaient pas spĂ©cifiquement Ă©tĂ© conçus pour ces sites. Il s’agissait de planeurs de conception et fabrication personnelles. Ces premiers modèles, fuselage fibre et ailes en expansĂ© coffrĂ© sous vide et en Ă©tuve, restaient plus ou moins dans la lignĂ©e du Galapiat, conçu en 1986-87. Ce dernier sera dĂ©crit de façon un peu plus dĂ©taillĂ©e, s’agissant d’un voltigeur d’accès facile, Ă  la fois concernant sa construction et son pilotage, et qui peut constituer un modèle d’initiation et perfectionnement Ă  la voltige de pente.

Galapiat
Galapiat

Ce dernier répondait à un cahier des charges assez large, établi pour un voltigeur « de compromis ». En effet, nous utilisions à l’époque des sites uniquement à l’intérieur des terres, avec des dénivelés peu importants et en général peu ou moyennement ventés. Avant de passer de la voltige, il fallait assurer un gain d’altitude suffisant. Cela avait dicté des choix de conception (profil, calage d’incidence, léger dièdre, etc…) afin d’avoir la possibilité d’exploiter une faible portance dynamique et de rechercher des thermiques.

Il fallait d’autre part que le planeur ait une bonne plage de vitesse, accélère bien et soit capable de restituer le plus possible d’énergie. Il fallait également obtenir des gouvernes très précises (pas de jeu, retour au neutre parfait), que le planeur soit sain, maniable et neutre. Par ce dernier point, capital pour un voltigeur, on entend un planeur qui conserve le plus possible la position souhaitée par le pilote, sans qu’il revienne de lui-même à une position de stabilité, comme le ferait un 2 axes. Interviennent à ce niveau des paramètres tels que la forme de l’aile (flèche) et son dièdre, le centrage, la précision du retour au neutre des gouvernes, les moments d’inertie. Les masses placées loin du centre de gravité sont néfastes en voltige, rendant le planeur moins maniable et rendant moins francs les arrêts (facettes moins bien marquées, tonneaux déclenchés plus difficiles à stopper net, etc…).

Le Galapiat disposait donc d’ailes solides en expansé classe 4 ou 5, coffré balsa 15/10 sous vide, en étuve à 40 degrés. Elles intégraient 2 semelles carbone + renforts verre mais restaient relativement légères soit 800 grammes la paire (entoilage, clés acier, servos et câblage compris), l’essentiel de la masse étant réparti dans le premier tiers de l’envergure. De même, le stabilisateur monobloc et le volet de dérive étaient les plus légers possibles. Il avait également été fait attention à la répartition des masses à l’intérieur du fuselage (installation radio, batterie, tringleries, placées le plus près possible du plan séparant le fuselage en deux dans le sens de la hauteur).

Etait intervenue une bonne part d’empirisme (pas de logiciel de conception pour des modĂ©listes de la gĂ©nĂ©ration Minitel !). Les donnĂ©es concernant l’envergure, bras de levier, volume de stab… avaient Ă©tĂ© retenues suite Ă  des essais prĂ©alables, très nombreux et plus ou moins heureux, de planeurs perso avec fuselages du commerce, fuselages bois maison, ailes maison. RĂ©sultat gratifiant d’un long travail d’équipe, en atelier et en vol, d’une recherche qui ne se serait pas satisfaite de « copier » des modèles existants.

Galapiat
Galapiat
Galapiat
Principales caractéristiques du Galapiat
  •  Aile Ă  profil RG 12, avec ailerons full-span (25 % corde), volets dynamiques + snap-flap
    • Aile trapĂ©zoĂŻdale en position mĂ©diane sur le fuselage
    • Calage d’incidence 1.5°, dièdre 1° par aile
    • Envergure : 2.35 m
    • Cordes :  25 cms (emplanture)  14 (saumon)
    • Surface : 45 dm2
    • Allongement : 12
    • Effilement : 0.56
    • Flèche au saumon : 1/3 au bord d’attaque  2/3 au bord de fuite
  • Fuselage fibre, haut et Ă©troit, rĂ©alisĂ© d’après un master en Roofmat fibrĂ© et mastiquĂ©. Surface tranche bien rĂ©partie entre l’avant et l’arrière.
    • Longueur : 1.41 m dĂ©rive incluse (avant 36 cms, karman 25 cms, arrière 80 cms)
    • Largeur : 6 cms
    • Hauteur : 16 cms au niveau de la verrière, 9 cms au BF de l’aile, 5 cms devant la dĂ©rive
    •  Hauteur dĂ©rive : 28.5 cms, axe d’articulation du volet perpendiculaire Ă  l’axe du fuselage
  • Stabilisateur placĂ© au-dessus du sillage de l’aile, monobloc
  • Masse en ordre de vol : 2.3 – 2.4 kgs
  • Charge alaire : 51 – 53 grs/dm2

Le voltigeur ainsi obtenu permet de voler souvent, sur de nombreux sites et dans des conditions variées, d’autant plus qu’il a été motorisé il y a quelques années. Construit en 1988, le mien vole toujours. Une version plus « au goût du jour » va prochainement sortir de l’atelier. Connaître son planeur par cœur (et pouvoir le faire évoluer si besoin) permet de progresser et d’être performant en voltige, sûrement plus que d’en changer souvent. Un bon pilote, entraîné avec un planeur perso bien réglé, fera mieux que celui qui vient tout juste d’acquérir le dernier et coûteux planeur du commerce. Heureusement, en voltige planeur, c’est le niveau du pilote qui prime…

Ce planeur exploite bien les ascendances, il a Ă©galement une bonne finesse. Le RG 12 Ă  cette charge alaire accĂ©lère bien, a une plage de vitesse assez Ă©tendue : nous l’avons rĂ©gulièrement chronomĂ©trĂ© entre 200 et 230 km/h sur un petit voltigeur de 1.85 m Ă©quipĂ© d’une sonde GPS. Il est capable de ralentir et spiraler serrĂ© dans une petite ascendance. Le Galapiat se dĂ©fend encore bien dans le gros temps (nous l’avons utilisĂ© sans difficultĂ© jusqu’Ă  70-80 km/h de vent), mĂŞme s’il est le plus Ă  l’aise dans le medium (25-40 km/h).

Accessible Ă  tout modĂ©liste motivĂ©, construction comme pilotage, il passe toute la voltige Aresti. C’est un planeur simple et sain qui laisse la part belle au pilotage. Sa maniabilitĂ© et sa bonne rĂ©partition des masses lui permettent les tonneaux Ă  vitesse nominale. Il est très Ă  l’aise dans les figures dĂ©clenchĂ©es. Le RG 12 n’est pas ridicule en vol dos (voir polaire), les figures nĂ©gatives sont, de plus, facilitĂ©es par le snap-flap. Les gouvernes sont efficaces, prĂ©cises (exigence particulière sur le retour au neutre) et homogènes.

Pour l’aile, nous avions choisi l’option simple et efficace de la forme trapĂ©zoĂŻdale, autorisant un très bon compromis entre facilitĂ© de construction et performance. Dans un but de neutralitĂ©, nous avions essayĂ© de maintenir la ligne d’Ă©paisseur maxi de la corde perpendiculaire Ă  l’axe du fuselage : la flèche au saumon, par rapport Ă  l’emplanture, est de 1/3 au bord d’attaque et 2/3 au bord de fuite. En pratique : corde d’emplanture = 25 cm, corde au saumon = 14 cm ; flèche 3.7 cm en avant du BA du saumon, 7.3 cm en arrière de son BF. L’allongement de 12 et l’effilement de 0.56 permettent une rĂ©ponse franche en roulis. L’aile est Ă©quipĂ©e de volets dynamiques (concept que nous avions commencĂ© Ă  explorer sur nos tout premiers « voltigeurs » bricolĂ©s en 1982 avec ailerons full-span), commandĂ©s par le manche de droite crantĂ©, sans ressort de rappel. Cela nĂ©cessite une position très stable des mains sur l’émetteur, les manches (hauteur 4 cms) Ă©tant tenus Ă  trois doigts. Le mĂ©canisme de crantage est rendu le plus dur possible (les crans sont bien marquĂ©s) par la vis de rĂ©glage Ă  cĂ´tĂ© du potentiomètre. Le neutre (neutre du manche = neutre des volets) est repĂ©rĂ© en enlevant au cutter une dent au milieu du mĂ©canisme de crantage. En pratique, pour la fonction courbure, nous n’utilisons que quelques crans, correspondant Ă  un dĂ©battement minime des volets (quelques millimètres). Cela permet d’obtenir des « Ă©tats de vol » Ă  la demande, au cran près, en vol ventre ou dos, sans manipuler un interrupteur Ă  part et avec bien plus de rĂ©glages possibles. Pour information, le RG 12 avec un peu de volets en nĂ©gatif prend un aspect presque symĂ©trique. D’ailleurs ce profil accepte bien l’utilisation des volets de courbure, en positif comme en nĂ©gatif. Un lĂ©ger braquage positif permet de bien exploiter les faibles ascendances. A signaler Ă©galement que ce profil tolère bien les changements brusques d’angle d’attaque, sans dĂ©crochage intempestif. Le braquage nĂ©gatif (vers le haut) des full-span, Ă  grand dĂ©battement et avec action proportionnelle, sert d’aĂ©ro-frein. Prendre toutefois garde Ă  bien doser et Ă  compenser par du cabrĂ© Ă  la profondeur (Ă©ventuellement avec mixage dĂ©brayable), ce braquage nĂ©gatif faisant chuter assez fortement sans ralentir. On est loin du confort des AF crocodiles.

Les ailerons full-span disposent par ailleurs d’un mixage snap-flap débrayable, couplé à la profondeur avec de faibles débattements (profondeur aussi bien que volets) afin de limiter le plus possible la traînée. J’utilise le snap-flap assez souvent en fait : boucles, surtout inversées, 8 cubains, cercles en tonneaux… Je ne l’utilise en revanche pas dans les renversements, les tonneaux à facettes, les déclenchés.

Le fuselage a Ă©tĂ© voulu haut et Ă©troit, en vue de gagner de la surface tranche sans trop augmenter le maĂ®tre-couple. La surface latĂ©rale bĂ©nĂ©ficie d’une rĂ©partition Ă  peu près Ă©quilibrĂ©e entre l’avant (fuseau jusqu’Ă  l’aile) et l’arrière (dĂ©rive +volet), Ă©vitant d’avoir trop d’effet « girouette ». Dans les limites de ces critères techniques, l’aspect esthĂ©tique n’a pas Ă©tĂ© nĂ©gligĂ©, il faut bien se faire plaisir ! Et aussi avoir un planeur personnalisĂ©. Cela dit, Ă  l’usage, je pense que la tenue en vol tranche (position bien peu naturelle pour un planeur il faut l’admettre…) repose surtout sur l’avant du fuselage. Avoir beaucoup de hauteur Ă  l’arrière du fuseau (indĂ©pendamment de la taille de la dĂ©rive, voir plus haut) n’a peut-ĂŞtre en pratique qu’un intĂ©rĂŞt visuel.

Pour le stabilisateur, nous avions adoptĂ© la solution de facilitĂ© : gouverne monobloc et non Ă  volet. A l’usage un peu plus de traĂ®nĂ©e en braquage pour la première option mais rĂ©glage facile du calage neutre en fonction du centrage du planeur. Les premiers vols d’essai ont conduit Ă  un recul du centrage, jusqu’Ă  un Ă©quilibre totalement neutre en tangage, par des tests du piquĂ© conduits en air calme, en rĂ©glant le neutre du stab Ă  chaque recul du centrage. Il avait donc fallu, en reculant le centrage, caler progressivement le neutre du stab Ă  piquer (ce qui aurait Ă©tĂ© compliquĂ© avec un stab fixe Ă  volet). Le V longitudinal est de fait rĂ©duit et, de plus, le stab est plus efficace : il nĂ©cessite donc moins de dĂ©battement et engendre moins de traĂ®nĂ©e en braquage. La construction d’un stab monobloc est de surcroĂ®t plus rapide et aisĂ©e. Il est commandĂ© par un renvoi Ă  90° dans le pied de dĂ©rive et actionnĂ© par un tube rigide et lĂ©ger, sans flambage. Le renvoi Ă  90° maison, en Ă©poxy, tourne sur un tube titane diamètre 3 mm intĂ©rieur, traversant le pied de dĂ©rive et qui reçoit sans jeu la CAP avant du stab.

Le volet de dĂ©rive, articulĂ© au milieu, est commandĂ© par câbles aller-retour, mĂ©thode qui assure le meilleur retour au neutre (parfois pris en dĂ©faut sur les planeurs moulĂ©s avec volet de dĂ©rive articulĂ© au tissu d’arrachage d’un cĂ´tĂ© et guignol de commande de l’autre cĂ´tĂ©). Son axe d’articulation est perpendiculaire Ă  l’axe du fuselage. L’effet de son braquage se limite donc au seul axe du lacet. Sa surface est, selon les planeurs construits (une dizaine environ, par plusieurs pilotes), Ă©quivalente ou un peu infĂ©rieure Ă  celle de la partie fixe.

Ce planeur d’envergure modeste, s’il a donné des résultats honorables en voltige littorale, grâce à son équilibre, sa maniabilité et sa précision, a également vite montré ses limites. Tout d’abord, et surtout, une taille insuffisante, donnant l’impression qu’il était un peu perdu sur des sites majestueux comme celui des Pierres Pouquelées et qu’il envoyait des figures étriquées. Ensuite, un manque évident d’allonge et de rétention d’énergie lorsque le vent forcissait. Il n’avait pas été prévu de le ballaster à l’origine et sa charge alaire de 50 grs/dm2 environ devenait insuffisante ; il aurait également eu besoin d’une structure encore plus solide et rigide. Par ailleurs, les compromis concédés à la conception devenaient des défauts, notamment le calage d’incidence qui empêchait de passer des tonneaux totalement dans l’axe. Et, dans ces conditions de portance, un profil d’aile symétrique était plus indiqué.

D’autres modèles, plus grands, ont donc vu le jour suite à ces constatations. Ils conservaient une aile médiane, à peu près les mêmes proportions générales notamment les bras de levier, avaient un volume de stab un peu plus généreux (0.50 environ). La diminution de l’incidence de l’aile était bénéfique à la tenue d’axe en tonneau. Je mentionnerai, sans plus, deux d’entre eux :

Le Méga (env. 3 m), avait une aile en quadroflap, pouvait être ballasté. Il atteignait des vitesses respectables, autorisait une voltige de grande amplitude. Sa solidité permettait d’envoyer des 8 verticaux carrés. Le mien a 24 ans et vole toujours.

Mega
Mega
Mega

Le Kabicht (env. 2.65 m), conçu par mon frère, aile médiane sur un fuselage haut et étroit, ailerons full-span. Sous des airs trompeurs d’ « old timer » tranquille, c’est un voltigeur redoutable, extrêmement maniable et spectaculaire.

Kabicht

J’utilise depuis quelques années deux voltigeurs du commerce, machines extrêmes qui ne s’expriment totalement que sur de vastes sites très ventés et dont les performances n’ont plus rien à voir avec celles des planeurs personnels mentionnés précédemment.

Il s’agit d’une part du Stingray X Models (env. 2.90 m), très connu, sur lequel je ne reviendrai pas en détail ici (en voir la brève présentation que j’avais postée en 2017 sur le site de F. Cahour, voltige-planeur-rc.net) et d’autre part de l’Aresti 108 de James Hammond (env 2.75 m). Ce dernier est la quintessence du planeur de voltige « Aresti » ( ! ), sans aucun compromis, le meilleur qu’il m’ait été donné de piloter à ce jour. Par sa conception, la qualité et la solidité de sa fabrication, il est idéalement adapté à la voltige côtière, montrant une précision, une neutralité, une rétention d’énergie sans égales. Les pleines performances ne sont toutefois atteintes que lorsqu’il est ballasté.

Il mérite une présentation exhaustive, qui aura sa place dans un article à part.

Stingray
Aresti 108

Galerie

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Henri Garnier

                                                                                                                                                      à suivre

9 commentaires

  • Merci Ă  Henri pour cette ouverture sur la voltige en pente littorale. Les Pierres PouquelĂ©es sont Ă©videment très favorables Ă  une superbe voltige comme l’ont montrĂ© les frères Paysan Leroux sur leur site. J’ai eu le plaisir d’y voler…
    La présentation du StingRay par Henry est ici:https://voltige-planeur-rc.net/2017/01/16/le-stingray/ Ce planeur aime bien les portances confortables comme on en trouve en Italie sur les Apennins et les Abruzzes.
    Dans les Alpes il nous faut des machines capables de voltiger par conditions modestes. Ce qui n’empĂŞche pas une voltige Ă©voluĂ©e et parfois extrĂŞme. Grand merci Ă  Henri que j’ai eu le plaisir de revoir après nos premières rencontres en compĂ©titions de voltige planeur il y a de nombreuses annĂ©es. J’attends avec intĂ©rĂŞt la suite de cette prĂ©sentation de la voltige en pente littorale.

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    • Merci François.
      Si ma mĂ©moire ne me fait pas dĂ©faut, nous avons fait connaissance lors d’un stage chez toi aux Saisies… en 1982. L’eau a coulĂ© sous les ponts et l’air sous les plumes, le feu sacrĂ© est pourtant -et c’est une jubilation- toujours vivace, chacun de nous lui donnant libre cours dans ses sites de prĂ©dilection.
      Pour moi, c’est la Hague, ses lumières, sa mer toujours mouvante, ses vents parfois tempĂ©tueux qui imposent l’humilitĂ©. Sites très Ă©loignĂ©s, qui se mĂ©ritent et qu’un rĂ©el coup de coeur, une nĂ©cessitĂ©, me font retrouver pendant deux sĂ©jours rituels chaque annĂ©e.

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  • Bonjour Henri, c’Ă©tait au dĂ©but de nos stages « Copilotes ». En 20 ans, ces stages ont permis Ă  des centaines de pilotes de progresser. Certains sont devenus compĂ©titeurs d’autres cadres de leurs clubs respectifs. Plusieurs enfants de ces participants sont devenus pilotes de ligne! Comme quoi les rĂŞves…
    J’ai un ami au club, qui a d’ailleurs suivi plusieurs stages, qui pilote encore un de vos planeurs, le Galapiat et se rĂ©gale.
    De nos rencontres en compĂ©titions de voltige je garde aussi le plaisir de faire progresser mes propres machines. Des stages je continue la tradition en petit commitĂ©, avec quelques pilotes chaque Ă©tĂ© aux Saisies. Certains viennent de très loin…

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  • Le planeur Aresti 108 est une excellente machine pour la pente et les portances rĂ©gulières. En vol thermique de relief elle est moins efficace mĂŞme avec les volets de courbures pour creuser le profil symĂ©trique. Son comportement en vol dos est très bon et une grande diversitĂ© de figures agressive est possible. Un Ă©tĂ© au Mont clocher oĂą je formais des pilotes, cet Aresti 108 ( 108 pouces!) a volĂ© en tout et pour tout 40 minutes, Ă  l’approche d’une perturbation crĂ©ant un vent frontal un peu turbulent, alors que les machines de mĂŞme dimension et masse ont volĂ© toute la semaine en double commande. Il est impĂ©ratif de choisir un modèle adaptĂ© aux conditions aĂ©rologiques sous peine de dĂ©ception, alors que les qualitĂ©s du modèle sont rĂ©elles et s’exprimeront pleinement si elle sont bien adaptĂ©es au site de vol.

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    • Le mouton Ă  cinq pattes n’existe pas ! A chacun son domaine.
      Le but (ciblĂ© et parfaitement atteint) de James Hammond avec l’Aresti 108 Ă©tait de crĂ©er un planeur en vue de « big air aerobatics » selon ses propres termes.
      Il n’est pas prĂ©vu pour donner sa pleine mesure dans les conditions de montagne, oĂą personnellement je n’envisage en aucun cas de l’utiliser, mais dans une portance dynamique forte et bien Ă©tablie.
      Tout comme des machines adaptĂ©es Ă  des conditions plus faibles, construites moins solidement et n’emportant certainement pas autant de ballast sont incapables des performances du 108 dans une forte portance.
      Les « plus » et « moins » de ce planeur seront abordés dans un article à venir.

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  • c cool tout ca j ai 14 ans et j invente mes planeurs je les dessine et je les fabrique.
    article passionant l aresti a l air super!
    je vais faire des recherches sur son comportement en vol

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    • Bonjour, merci pour le commentaire.
      Le vieux pilote que je suis apprécie de voir arriver de jeunes passionnés.
      Il y a peu de documentation Ă  propos de l’Aresti 108, créé par James Hammond et arrivĂ© sur le marchĂ© en 2014. Cinq exemplaires ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s par Radek Munzar en rĂ©publique tchèque (le mien en fait partie), avant que les moules ne soient transfĂ©rĂ©s Ă  TaĂŻwan. Je prends grand soin du mien, il a une qualitĂ© de construction exceptionnelle, tout carbone (sauf le nez afin de ne pas perturber la rĂ©ception 2.4 GHz).
      Et je ne sais pas si ce planeur est toujours disponible Ă  la vente…
      Je le considère personnellement comme l’outil de voltige traditionnelle idĂ©al, sachant qu’il est indispensable de le ballaster. Il est très neutre et très prĂ©cis aux gouvernes, ne pardonnant pas le pilotage approximatif.
      J’ai quant Ă  moi Ă©tĂ© un peu dĂ©routĂ© au dĂ©but par l’attitude de vol (dièdre nul, et incidence nulle donnant l’impression qu’il vole le nez levĂ©) et par le stab Ă  volets (je suis habituĂ© Ă  des stabs monoblocs). Mais on s’y fait vite, la profondeur est incisive et très prĂ©cise, très efficace Ă  faible dĂ©battement. Il y a un micro-servo MKS 6100 HV dans chaque demi-stab, attaquant directement le volet.
      Il lui faut des sites de vol sĂ©lectionnĂ©s, Ă  fort rendement, Ă  Ă©coulement laminaire (les sites cĂ´tiers sont l’idĂ©al) et alors place Ă  la voltige de très grande amplitude, avec une rĂ©tention d’Ă©nergie phĂ©nomĂ©nale!

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      • merci pour les infos sur l’aresti
        ma dernière réalisation est un motoplaneur (EDF 50mm,lipo 2200mah,4 voix);il à une envergure de 1m68 et une charge alaire de 37,8gr/dm2,
        je pratique du vol de pente avec et il a dĂ©ja pris 146km/h (puce GPS) et j’en suis très content,il a un bon comportement en vol mais le point nĂ©gatif,c’est qu’il a tendance Ă  partir en lacet inversĂ©,j’ai Ă©ssayĂ© plusieurs technique pour coriger ça sans grand sucser . Bien sur je ne suis pas dans la « cour des grands » mais je ne veut pas dĂ©passer les 2m d’anvergure .
        je sais que se site N’ai pas vraiment un forum mais j’aurai voulu vous demander si cous conaitrier des bonne rĂ©fĂ©rences de micro camĂ©ras
        merci encore,
        toto

        Répondre
        • Je ne connais pas les caractĂ©ristiques exactes de ton planeur mais le lacet inverse se manifeste plus volontiers sur les planeurs Ă  grand allongement et Ă  profil creux (il est flagrant en planeur grandeur), si on n’essaye de tourner qu’aux ailerons. L’utilisation conjuguĂ©e de la gouverne de direction permet de le contrer.
          En ce qui concerne les caméras embarquées, nous avions quant à nous utilisé les Go Pro. Tu peux aussi regarder du côté des micro-caméras Mobius, plus légères et moins chères.

          Répondre

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